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L'ABAT OISEAU FFTA Règlements généraux de 1934/1960 (art 127->139) Le tir à l'Oiseau a pour objet la désignation du Roy de l'année. Il a lieu de préférence avant le 1er mai car à cette date se tient, à Vic sur Aisne (ou dans ses environs), la rencontre entre tous les Roys de France qui espèrent devenir le Roy des Roys. Le jour, l'heure et la durée du tir sont fixés par la Compagnie dans l'Assemblée trimestrielle de janvier et indiqués par une affiche qui, placée dans la salle après cette assemblée, y reste jusqu'au moment du tir. Dans cette assemblée sont réglés les différends, s'il en existe, entre les membres de la Compagnie et tous les frais ainsi que les amendes arrièrées sont payés, car nul ne peut prendre part au tir s'il a conservé une dette envers sa Compagnie ou s'il a un grief contre quelqu'un de ses compagnons. On y décide de la valeur du prix qui sera offert au Roy, et chaque membre, quel que soit son rang, y contribue pour une part égale au paiement de laquelle il est tenu, sauf le cas de maladie bien et dûment constatée, soit qu'il tire ou non, soit qu'il ait ou non voté la somme pour le prix, soit qu'il ait ou non assisté à l'assemblée. Cette somme se paie immédiatement sous peine de ne pouvoir tirer aucun prix de Compagnie. Le Tir à l'Oiseau se fait dans l'ordre suivant : le ou les Empereurs, Le Roy, le Connétable, le Capitaine, les Officiers, puis les Chevaliers, Archers et Aspirants dans l'ordre du tirage au sort. Au jour et à l'heure indiqués, les officiers, Chevaliers, Archers et Aspirants doivent se trouver dans le jardin du tir avec tambour et Drapeau, les Officiers revêtus des insignes de leurs grades. Toutefois, il n'est pas nécessaire que la majorité de la Compagnie soit réunie pour que le tir commence (il suffit pour cela, à l'heure indiquée, de la présence de trois Chervaliers ou Archers). Nul ne peut tirer hors de son tour sous peine de nullité du coup. Pour éviter les discussions, la liste du tour est affichée (préséance). Le Greffier (Secrétaire) fait l'appel à la première halte seulement. A ce coup, de même qu'à tous les autres ensuite, le Chevalier absent au moment où le numéro qui précède immédiatement le sien vient de tirer perd son tour, sans pouvoir le reprendre si ce n'est à la halte suivante. L'Oiseau, volume du pouce à peu près, les ailes et les pattes serrées contre le corps et ne faisant aucun relief est placé devant le noir de chaque carte, à l'aide d'une tige à collet enfoncée dans la carte, tige sur laquelle il est fixé par la queue, au moyen d'un collage solide, mais sans fil de fer ou de laiton. L'Oiseau peut se tirer à la perche, si les localités le permettent ; la Compagnie décide du règlement dans sa réunion préparatoire. Il faut, pour que l'Oiseau soit bon et valable, que le corps de l'animal, et non pas une de ses parties, soit abattu, et qu'il ait été touché de la pointe de la flèche, ce qui se vérifie par la marque que laisse le coup. Si l'Oiseau n'est pas abattu à la fin de la première journée, on désigne avant de se séparer, un autre jour pour continuer le tir en indiquant l'heure à laquelle il doit commencer et celle où il doit finir. Le tir a lieu le second jour ou les jours suivants dans le même ordre et suivant les mêmes règles que le premier jour. Lorsque l'Oiseau a été abattu, celui qui a fait le coup reste sur le pas de tir tandis que les Chevaliers présents vont relever l'Oiseau et constater si l'abattage est bon et valable. Dans le cas de décision négative, l'Oiseau est remplacé par un autre et le tir continue. Dans le cas de décision affirmative, l'Oiseau est apporté à celui qui l'a abattu par le Capitaine ou par l'Officier du plus haut grade, à la tête de la Compagnie, qui s'avance avec tambour et Drapeau, par l'allée centrale du jeu qu'on appelle pour cette raison allée du Roy. Le Capitaine donne l'accolade au vainqueur, le proclame Roy, lui passe au cou l'écharpe insigne de sa dignité et, lui remet immédiatement le prix voté par la Compagnie. Le Roy proclamé, il n'y a plus d'Officiers et ceux de l'année précédente se dépouillent de leurs insignes qu'ils déposent entre les mains du nouveau Roy. Une assemblée se forme, aussitôt après, afin de procéder à la nomination des Officiers ; c'est le Roy qui la préside. Si le Roy est un junior ou un pupille, il délègue immédiatement sa présidence au Capitaine sortant qui fait procéder aux élections. L'assemblée ne peut toutefois se former qu'autant qu'il y a plus de la moitié des Chevaliers de la Compagnie présents. Si l'on n'est pas en nombre, l'assemblée pour la nomination des Officiers est remise au dimanche suivant ou une autre date très rapprochée à déterminer. Dès que la nomination des Officiers est achevée, le Roy déclare la Compagnie constituée pour l'année et remet la présidence au Capitaine. Celui-ci fait immédiatement dresser par le Greffier un contrôle de la Compagnie qui indique les noms et adresses, du Roy, des Officiers, des Chevaliers, des Archers, des Aspirant et Honoraires, rangés par ordre d'ancienneté de réception, et qui reste affiché dans la salle de réunion. En échange du prix qu'il a reçu de la Compagnie, il est d'usage que le Roy offre à son tour à ses compagnons un prix dont les conditions sont indiquées par lui.
Son HistoireSaint Sébastien est né vers l'an 250 de notre ère à Narbonne, d'un père Narbonnais et d'une mère Milanaise. Il a principalement passé sa jeunesse dans l'Italie du Nord. Il devient officier de la Garde Prétorienne de l'Empereur Dioclétien. Chargé par l'Empereur de conduire la répression et la traque des Chrétiens, il est converti secrètement au christianisme. Il utilse sa fonction et son grade pour aller visiter et réconforter les Chrétiens emprisonnés. Il vit les pires moments de la persécution romaine envers les Chrétiens (entre 270 et 320). Un jour, se plaçant sur le passage de l'Empereur, il l'interpelle en lui reprochant sa politique ultra-répressive envers les Chrétiens. L'Empereur ne pouvant tolérer d'opposition, surtout de la part d'un officier d'une troupe d'élites réputée être totalement fidèle à l'Empereur et au culte des dieux romains, le fait immédiatement tuer par les archers~(~283 ?, ~303 ? - la date exacte est controversée). Comme Sébastien est très populaire parmi ses propres soldats de la Garde, l'Empereur fait appel à des archers mercenaires, pour ne pas prendre le risque d'un refus d'obéissance ou d'une mutinerie parmi les Prétoriens. Percé de flèches, Sébastien est laissé pour mort, mais il est seulement blessé. Recueilli par une veuve chrétienne (Irène), il est soigné et se rétablit. De nouveau valide, il se replace sur le chemin emprunté par l'Empereur et lui reproche une nouvelle fois son attitude envers les Chrétiens. Cette fois, l'Empereur le fait lapidé, s'assure qu'il est bien mort et fait jeter son corps dans le grand égout de Rome (Maxima Cloaqua), afin d'éviter que les Chrétiens ne fassent de sa sépulture un lieu de rassemblement et de souvenir. Une autre Chrétienne (sainte Lucie) fait alors un rêve dans lequel lui est indiqué à quelle sortie du grand égout le corps de Sébastien va apparaître. Son corps est récupéré et enseveli dans les catacombes, selon les rites chrétiens. Sébastien est un des rares Saints de l'Eglise (avec Pierre et Paul), à se trouver à Rome au moment de l'essor du christianisme. Plus tard, ses reliques seront transportées vers une Chapelle attenante à la cathédrale Saint Pierre de Rome. Bien plus tard ~825 ses reliques seront transportées à l'Abbaye de Saint Médard-lès-Soissons. Ceci ouvre un autre châpitre des traditions de l'Archerie. LE TIR DE LA SAINT SEBASTIEN Chaque année, la Compagnie d'Arc fête la Saint Sébastien, patron des archers, le dimanche suivant cette fête (20 janvier) dans la mesure du possible, la date pouvant être décalée en cas de force majeure. La présence de tous les membres de la Compagnie est vivement souhaitée. Le tir s'effectue sur une carte Beursault placée à une distance de 50 mètres, sera déclaré vainqueur le premier archer ayant atteint le centre noir du marmot. A Louvres, le tir s'effectue sur cinq haltes maximum, par volée d'une flèche, dans l'ordre suivant : Empereur, Roy, Connétable, Capitaine, Officiers, viennent ensuite, les Chevaliers,Archers et Aspirants dans l'ordre du tirage au sort, cet ordre devra être respecté, tout au long de la compétition. Si au quatrième tour aucun archer n'a atteint le noir, tous les archers tireront une dernière flèche lors d'une cinquième halte où sera déclaré vainqueur celui dont la flèche se sera rapprochée le plus du centre de la cible. LE TIR AU DRAPEAU Le tir au drapeau comporte 36 flèches tirées aux distances suivantes : 165 mètres pour les hommes et 125 mètres pour les femmes. Il doit avoir lieu dans une vaste étendue dégagée offrant toutes les dispositions de sécurité. Le blason tracé à terre est circulaire et a 15 mètres de diamètre. Le centre est marqué par un drapeau de couleur vive "le Clout". Le drapeau ne doit pas excéder 80 centimètres de longueur et 30 centimètres de largeur. Il est fixé solidement sur une hampe ronde en bois blanc, bien planté verticalement dans le sol pour que la partie basse du drapeau ne soit pas à plus de 50 centimètres du sol. Le blason est divisé en 5 zones concentriques en commençant par le centre. Chacune est de 1,5 mètre de largeur. Chaque trait de séparation sera entièrement dans la zone supérieure. Le pointage est effectué par chaque concurrent qui déclare la valeur de ses flèches piquées en terre par rapport au ruban d'acier ou de la corde qui indique les différentes zones. La valeur des flèches qui ne seront pas piquées en terre sera déterminée par la position où se trouve la pointe de la flèche. Le maximum de points possible est de 180.
LE BOUQUET PROVINCIAL
Le bouquet provincial est à l'origine une fête qui permettait aux archers de la même Famille ou Ronde de se rencontrer. Teinté de religion ce bouquet était le point de départ de tirs qui duraient plusieurs mois. Le déroulement de cette manifestation est resté dans la tradition. Le drapeau de la Compagnie est présenté à la mairie organisatrice du Bouquet et inscrit sur un registre dans l'ordre d'arrivée. Les Compagnies inscrivent leurs pelotons pour le Tir du Bouquet. A l'heure dite les drapeaux, suivis des archers, vont se ranger dans l'ordre d'inscription et le défilé commence. En tête la fanfare précède un cortège de jeunes filles habillées de blanc. Les premières portent un vase rempli de fleurs, "le Bouquet" (à l'origine c'était le prix mis en jeu). Puis viennent les personnalités et les représentants officiels du Tir à l'Arc et le défilé de toutes les Compagnies, drapeaux en tête. Le parcours est tracé dans les rues de la ville et les habitants fleurissent fenêtres et clôtures. Le cortège arrive à l'église pour la messe. Les Porte-drapeaux et leurs drapeaux entrent à la suite des officiels pour être placés tout autour de l'assistance ou dans le triforium (tribune). La messe clôture le défilé du Bouquet Provincial. Une partie de jardin est organisée, la Compagnie invitée à cette partie est tirée au sort parmi celles inscrites au Bouquet. C'est aussi l'occasion de participer au tir aux assiettes qui sont décorées spécialement pour chaque Bouquet. De nos jours pour participer au Championnat de France Beursault, il faut d'abord avoir ses qualifications puis la Compagnie du tireur doit participer à un Bouquet Provincial et enfin l'archer doit participer au tir de ce Bouquet. LE BEURSAULT
Dans le Jeu d'Arc on pratique traditionnellement le tir au Beursault. En ancien terme d'archerie, le but, la cible se dit bersail ou beursault. Le tireur se place au niveau d'une marque située à 26 toises (environ 50 mètres) de la butte de tir. A son arrivée sur le pas de tir l'archer salue par les mots "Mesdames Messieurs je vous salue" et les autres archers présents lui rendent son salut en répondant "Salut". Il doit tirer ses flèches aux deux premières haltes la tête couverte. Ce tir s'effectue en peloton par halte en aller et retour, la première flèche vers la butte d'attaque et la suivante vers la maitresse butte. Le centre de la cible se trouve à 1 mètre du sol ce qui correspond à la hauteur de la poitrine des hommes de l'époque. Cette cible fait 45 centimètres de diamètre extérieur. La cible se nomme carte ou panton, elle possède un centre blanc de 1 centimètre de diamètre, un noir de 4 centimètres et un cercle de 12,5 centimètres appelé petit cordon, cordon de petit prix ou chapelet. L'ensemble du cercle blanc, du noir et du chapelet se nomme "marmot". Le cercle de 45 centimètres de diamètre qui détermine le contour de la carte se nomme "grand cordon", cordon de grand prix d'honneur. La zone entre le chapelet et le grand cordon est séparée en 2 parties, sauf pour le tir au Bouquet. LA HIÉRARCHIE
De la CHEVALERIE ADHÉRENT Celui qui arrive dans une Compagnie : c'est un noviciat de 3 mois. ASPIRANT Tout adhérent après 3 mois de noviciat. ARCHER Après 1 an d'observation, s'il satisfait au respect du règlement intérieur, l'aspirant devient Archer, c'est celui qui constitue l'effectif de la compagnie. CHEVALIER Après une observation minimum de trois années, sur sa demande ou sur proposition du Conseil des Chevaliers, l'Archer peut être réceptionné. C'est son état d'esprit, son adhésion et son respect des coutumes (bon citoyen, bonne conduite, bonne moralité, .....) sa participation aux prix généraux des Compagnies de la Famille qui constituent les critères d'acceptation de sa réception. LA RONDE Regroupement de Compagnies d'une région au sein d'un Conseil de la Ronde. LA FAMILLE Regroupement de plusieurs Compagnies au sein d'un Conseil de la Famille chargé d'harmoniser les actions ayant trait à la tradition. Les familles n'ont qu'un caractère privé. LE CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA CHEVALERIE Constitué des représentants des diverses Rondes, c'est la plus haute instance de la Chevalerie.
De la COMPAGNIE Empereurs, Roy, Connétable, Capitaine, Lieutenant, Sous-Lieutenant, Greffier, Receveur, Censeur, Adjoints, Chevaliers, Archers, Aspirants. Le rang des Chevaliers, Archers et Aspirants est déterminé par leur ancienneté de réception ou d'âge. |
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